Le 22 décembre 2010 le Commandant Philippe Deruy repartait du Havre à bord du LAPEROUSE.
Le 22 décembre 2011 ses fils ont dispersé ses cendres au large de Lorient entre les plages de Kerguelen et l'île de Groix : 47°41,154' Nord et 3°23,715' Ouest.

Posté par Monique Delon le 17 février 2016

Tu sais Philippe ton absence nous pèse toujours autant ( et pas seulement en ce jour anniversaire fatidique ou tu as décidé de nous quitter )
nous aurions pu partager tellement d'émotions ensemble nous pensons souvent très fort à toi nous t'aimons et t'aimerons toujours en espérant que nos bisous et nos sentiments te rejoignent là ou tu est désormais

Posté par Marie Helene Zurni le 14 février 2016

J'ai allumé une bougie pour vous deux.
Même si Victor Hugo dit : "les êtres chers qui nous ont quittés ne sont pas absents, ils ne sont qu'invisibles", vous nous manquez terriblement.
Nous étions une belle famille.
Je t'aime frérot.... passe le bonjour à JJ et ne faites pas trop de bêtise là en haut.
Ta soeur qui t'aime .
Marie Hélène

Posté par Denise Deruy le 14 février 2016

" Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne."
L'océan vient de se déchainer pour toi , comme si, lui aussi et a cette date précise il se mettait en colère !
chaque soir je pense a toi et t'imagine, te débattant pour lui tenir tête .
Moi qui ai tant peur cet élément , je n'aurais jamais imaginé que ce n'était pas lui le vrai danger !
Le temps passe et j attends tout les jours qu'il te soit rendu ce que l'on t'a pris.
je t'envoie de gros baisers
Maman

Posté par Jean-Francois Deruy le 13 février 2016

Salut grand,
Y'a pas... le 14 février a été, reste, et sera toujours une journée merdique...
Cette année, jour de l’an ensemble avec Maman, Babeth et la Grande, c’était sympa.
Tu nous manque.
Jf

Posté par Monique Delon le 01 mars 2015

Depuis cette maudite année 2011 j'ai la gorge nouée le coeur serré et les larmes aux yeux chaque 14.02 et chaque 01.03 mais je te souhaite malgré tout un très bon anniversaire "Fifi" (comme nous te surnommions quand tu était petit et que nous t'évoquions avec tes parents ) tu as deux garçons supers et superbes tu peux en être fier ! tu nous manquera éternellement .....
Tata Monique

Posté par Babethe Brechoire le 15 février 2015

Encore une année passée sans toi. Le vide n'arrive pas à se combler je crois qu'il faut arrêter de lutter.
Essayons plutôt de te faire continuer à vivre à travers les souvenirs comme celui où tu m'as appris à nager ou comme celui où tu nous as emmené sur un voilier au large de La Rochelle, notre caméscope avait pris cher ce jour là grâce à ta manière d'aborder les vagues quelle rigolade......
Tu avais également perdu tes lunettes de soleil dans le port ce jour là.

Posté par Denise Deruy le 14 février 2015

Philippe, c ‘est maman
4 ans ! tu me manque tous les jours !
c’est le pire des anniversaires , je ne supporte pas cette fête de la saint Valentin que j’appréhende tous les ans.
Avec tes soeurs et ton frère nous parlons de toi très souvent.
il y a quelques jours , j ai cru te voir sur Le MAIRON DUFRESNE , reportage a la télé sur le voyage et l’échange des scientifiques !
Mon grand ,tu voyages encore, ton dernier port d ‘embarquement était Lorient ….mais j espère que tu évites toutes les vagues scélérates cette fois-ci.
Tes enfants sont superbes ils doivent te rendre très fier là haut
je t aime et je t embrasse

Posté par Jean-Francois Deruy le 14 février 2015

Salut Grand,
des news...
Tes enfants vont bien et mènent leurs barques de main de maître. Ils sont beaux, ils sont grands, ils sont fiers ! la vie continue...
Sache aussi qu'il y a des gens bien qui pensent à toi, et qui ne t'oublient pas.
Voilà 4 ans que je t'ai promis quelque chose, je continue à tenir ma promesse.
Nous suivons de près l'instruction qui doit amener ceux que tu as tenu pour responsable de ton geste, à s'expliquer un jour devant la justice, en tout cas je l'espère...
On s'occupe bien de Maman.
Ta guitare est là, dans sa housse, et elle sonne toujours bien.
that's all.
Ton frère qui t'aime.
Jean-François

Posté par Hélène Zurni le 13 février 2015

Coucou Philippe,
Oui, nous pensons toujours à toi.
Tu nous manques plus que jamais.
4 ans que tu nous manques à tous.
Je t'aime.
Ta (grande) sœur Marie Hélène
Marie Hélène

Posté par Hélène Zurni le 14 février 2014

Nous sommes tous là, prêt de toi.
Nous t'aimons très fort, même si tu es au ciel.
Nous pensons tous à toi et à ceux que tu aimais.
Philippe, repose en paix au ciel, ici, sur terre, nous nous occupons de ce qui t'as nous enlevé à nous.
Ta sœur qui t'aime
Marie Hélène

Posté par Jean-Francois Deruy le 14 février 2014

Un triste anniversaire de plus. Tout particulièrement aujourd’hui, je songe à toi et à tes enfants. Parfois la tristesse ne peut pas se raconter, elle se vit. Rien à ajouter…
Jean-François

Posté par Denise Deruy le 14 février 2014

Si je pouvais remonter le temps voilà comment je referais cette journée du 14 février 2011 , il est 9 H du matin .
Philippe tu te sens très mal ? alors tu repasses ta vie dans ta tête tu réalises qu'elle était formidable, que tes enfants sont les plus beaux du monde , que ta famille est là pour t'aider , Tu m appelles au téléphone , ou tes soeurs, ou ton frère , nous t'aidons a réfléchir ? nous te confirmons que ta carrière est une carrière de Marin avec un M dont tu n'as pas a rougir , je t'expliques que les angoisses que j'ai ressenties quand tu as pris la mer m' avait quittée définitivement , j' ai CONFIANCE , sauf cette mer traître était a surveiller ! enfin je le pensais !
je te dis qu'Ils ne valent pas la peine de quitter tout cela, qu'ils ne t 'arrivent pas a la cheville !
Voilà j ai révé ce matin refaire cette maudite journée , mais impossible !
j' espère que tu es en paix, tes enfants sont formidables
je t aime
Maman

Posté par Hélène Zurni le 11 novembre 2013

Philippe,
Le 09 février, tu étais à Marseille.
Le 09 décembre, Maman, Babeth, Jean François et moi même, y seront.
Pour toi... et contre qui tu sais.
Je pense à toi.

Posté par Marie-Aude le 14 février 2013

Philippe,
Ces quelques lignes pour que tu saches que je pense très fort à toi, à Edouard et Victor, ainsi qu'à tous les tiens et tous ceux qui t'ont aimé.
En ce jour anniversaire de ta disparition, j'ai allumé une bougie pour que tu sois encore plus présent avec nous dans le salon.
J'espère que là où es tu as trouvé la paix et que tu vois combien notre chagrin est grand.
Je t'embrasse,
Marie-Aude

Posté par Babethe Brechoire le 14 février 2013

Une pensée pour toi en ce jour où tout basculé...
Tu nous manques affreusement et pas seulement le 14 février de chaque année, tu es encore présent dans tous les moments de ma vie heureux ou malheureux et même dans mes rêves. Oui j'ai rêvé de toi il n'y a pas si longtemps, tu étais à côté de moi entrain de fumer une cigarette, je t'ai vu et je me suis étonnée de te voir. Tu m'as répondu mais je suis toujours là. Quel moment délicieux, le réveil a été plus difficile...
Tu m'as tant manqué ce jour du 08 septembre...
Je t'aime, nous t'aimons tous
Ta petite soeur

Posté par Hélène ZURNI le 14 février 2013

Que dire.... à part que tu me manques et que tu nous manques à tous.
Jean Jacques est parti te rejoindre le 19 juillet, et j'avais envie de te demander s'il faisait chaud, là en haut ( car chez nous en bas on caille) et si vous rigoliez bien ?
Que se passe t il aprés la mort?
Je hais les personnes qui t'ont poussé à ce geste tragique....
Vous êtes partis si jeunes, et le mot "colère" et "injustice" me viennent régulièrement dans la tête.
Jean François s'occupe de tout et je te garantie qu'il s'y arme de toutes ses forces.
Maman va bien, ne t'inquiète pas et Babeth a fait le grand pas (elle s'est mariée!!!!)
Tu avais des amis qui nous envoient des messages de sympathie régulièrement et qui t'aimaient bien,et je les en remercie.
J'en profite pour embrasser tes 2 "BAOBAB" de fiston ! (tu leur as mis quoi sur les pieds pour qu'ils poussent ainsi ?)
Je plaisante, mais j'avais envie de rigoler un peu avec toi.
Peut être m'entends tu.....
Dure journée que ce 14 février....je ne t'oublierais jamais, nous ne t'oublierons jamais.
Philippe, je t'aime.
Marie Hélène ( ta grande soeur) .... celle aussi de Jean François et de Babeth ( sourire)

Posté par Jean-François DERUY le 14 février 2013

Cher petit frère,
Bon, venant de moi le mot « petit » peut prêter à sourire. Allez tu peux te moquer, comme tes gars ne manquerons pas de le faire...
Des nouvelles.
J'ai remis ta guitare à neuf et je vais l'utiliser demain. Elle retrouve ainsi une seconde jeunesse et de cette façon tu es encore un peu avec moi. Elle est maintenant dans une belle housse, bien lourde, genre Chicago 1930, la classe...
Sache aussi que depuis un an maintenant nous sommes engagés dans une voie judiciaire.
Il faut que la justice nous aide à comprendre ce qui s'est passé et à dégager des responsabilités dans ce qui t'es arrivé. Le 14 février 2011, avant de mettre fin à tes jours, tu doutais que deux des dirigeants de la cma-cgm que tu citais dans ta dernière lettre, aient 30 secondes de compassion après ton geste. Les ont-ils eu ? J'en doute. Je ne souhaitais pas spécialement polémiquer sur cette page qui t'es dédiée mais vois-tu je n'en peux plus de cette injustice. L'appareil judiciaire est d'une lenteur si désespérante...c'est à se taper la tête contre les murs. Pour employer une expression que tu utilisais et que je t'entends encore marmonner : il y a des coups de pieds au cul qui se perdent ! Je m'en chargerai, j'ai un cap et tant que la vie gonflera mes voiles je naviguerai jusqu'à mon but, tu peux me faire confiance.
La réaction de tes pairs auprès de ta famille a en revanche toujours été, et est toujours : digne, élogieuse et d'un grand réconfort. Cette page qui t'es consacrée et qui nous fait si chaud au cœur, en est une des manifestations. Des personnes se sont dévouées et ceux en qui tu croyais encore sont là, discrets mais présents. Nous ne pouvons que les remercier. Tu vois, tout n'est pas si pourri...
Quand à tes garçons, ils sont super, tu peux compter sur eux.
Tu nous manques, nous t'aimons, et nous sommes là.

Posté par Denis DERUY le 12 février 2013

Mon Philippe chéri,
Deux ans , tu me manques toujours autant et nous ne décolérons pas de tant d'injustice !
Deux ans déjà qui ont été très longs pour certaines choses , tu sais de quoi je parle, et deux ans très courts pour d'autres , deux années avec ses joies et ses peines.
tu dois le savoir mais je te le redis tes enfants sont formidables et tu dois en être fier !
Ta sœur a eu 20 ans de mariage et ils nous ont offert une belle fête , deux seules ombres noires a ce tableau , ton départ et celui de ton beau frère Jean Jacques.
Évidemment dans toutes familles il y a des évènements terribles mais je dois avouer que nous avons très éprouvés.
Ton frère est formidable il s'occupe de toi, et tu serais fière du courage de ta grande sœur et de ses enfants qui ont subi une épreuve que personne ne souhaiterais a son pire ennemi.
Voila je ne t'écris pas souvent mais tu sais combien je pense a toi.
Maman

Posté par Franck MAVRIDIS le 29 juin 2012

J'ai appris par hasard et avec beaucoup de tristesse, la disparition de Philippe Deruy.
Je l'avais rencontré sur le Marion Dufresne, il y a un peu plus de 10 ans, alors qu'il y était second capitaine. Je n'étais moi même que stagiaire sur une mission scientifique d'un mois et demi. Même si je ne l'ai pas très bien connu, il a fait parti des visages que je n'ai pas oublié...
Je me rappelle de sa tunique rouge sur le pont pendant les opérations de carottage. Son regard franc, son calme et son sourire discret mais toujours présent imposaient la sympathie. J'ai eu le sentiment d'un homme exactement a sa place, qui faisait ce qu'il aimait, très respecté de ses collègues.
Mes sincères condoléances à sa famille.
Franck Mavridis

Posté par Ludovic GERARD le 14 février 2012

Une année s’est écoulée déjà.
Je pense et repense régulièrement à Philippe Deruy, à vous ses proches, sa famille.
Soyez assurés que mes pensées et prières vous accompagnent toujours,
Ludovic

Posté par Babeth BRECHOIRE le 14 février 2012

Aujourd'hui cela fait un an. Un an qui laisse un grand vide derrière toi, un an sans que pas un seul jour je ne pense à toi, un an où il a fallu se battre pour ne pas sombrer....et pourtant j'ai l'impression que c'était hier.
Tu nous manques et malgré tout il faut avancer. Je t'aime.
Ta petite soeur.

Posté par Denise DERUY le 14 février 2012

PHILIPPE,
Ce matin le 14 février 2011, j ai pensé a toi,
Hier tu m'as appelé pour savoir si ma chimiothérapie s'était bien passée, tu m'a raconté ta journée parisienne avec Alexandra, ta visite au musée... bref ... ton regret aussi que le temps ait été si court et qui ne vous a pas permis de voir toutes les belles choses que vous aviez prévues ! J'ai pensé que tu avais fait un break salutaire avant d'affronter ton rendez vous du lundi matin au siège de MARSEILLE
Tu me disais hier "ne t'en fais pas cela va sûrement s'arranger !!!"
Pourquoi ne pas m'avoir dit "Maman je vais très mal, je suis désespéré de ce qu'il m arrive, que mon rêve d'enfant vient d'être brisé !!!!! que m'a réussite dont j 'étais si fier venait d'être réduite à néant" , et que tes forces t'avaient abandonnées.J'ai mal de n'avoir rien deviné.
Aujourd'hui 14 février 2012,
Cela fait un an que tu es parti, ce qui t'a envahi, submergé et qui était si terrible, t'a fait oublier tout ceux qui t'aimaient.
J'espère de tout mon coeur que tu as trouvé la paix.
Aujourd'hui j'ai envie de te dire que je t aime et que je t'aimerai toujours et mon seul regret c'est de ne pas te l'avoir dit plus souvent et très simplement.
MAMAN

Posté par Irène LEFEVRE le 10 février 2012

Philippe, on ne t’oublie pas... on pense à toi souvent mais ce n’est pas facile d’écrire... surtout après des témoignages aussi poignants que ceux d’une mère, mais on ne t’oublie pas !
Irène

Posté par Thierry BRESSOL le 27 décembre 2011

Bonsoir,
A la suite de la récente réception d'un message d'Oliver Court et de l'Association AFCAN, j'ai eu la curiosité de "chercher" le Philippe Deruy avec notre ami Google, qui sait nous raconter presque tout sur tout. Cette fois j'ai fait connaissance avec le personnage, avec qui je n'ai pas eu le petit privilège de naviguer, même si les hasards de la vie auraient pu nous faire nous rencontrer.
Tout le monde a pu le constater maintenant, Philippe Deruy laissa à bord, surtout des bons souvenirs. Que l'on soit devenu ou non commandant, tous les Marins ne peuvent pas en dire autant.
Que 2012 vous soit meilleure que 2011, ça c'est sûr. Malgré tout, bonnes fêtes de fin d'année, sous sa surveillance peut-être. "Avoir l'oeil" sur tout à bord, c'était son Métier.
Bien Navicalement & Cordialement
T Bressol

Posté par Denise DERUY le 25 août 2011

Philippe, mon grand
Chaque jour je pense à toi ! tu nous manques , même si nous nous étions habitués à tes longues absences chaque année nous calculions avec tes soeurs et ton frère le peu de chance de t'avoir avec nous à Noël et au réunion de famille et on peu compter sur les doigts de la main celles où tu as pu être avec nous en 28 ans de carrière, mais cette année et toutes celles à venir nous t' attendrons en vain, sois en paix mon garçon nous veillons !
MAMAN

Posté par Denise DERUY le 22 mai 2011

Bonjour, Je suis la maman de Philippe, en grande souffrance, j'ai longtemps hésité à transmettre mes remerciements à tous ceux qui se sont manifestés sur ce blog, pour toutes les gentillesses écrites, les témoignages de sympathie que vous avez bien voulu faire passer.
Au nom de toute sa famille, ses enfants Édouard et Victor, ses sœurs Marie Hélène et Élisabeth, son frère Jean-François, ses neveux et nièces, Alexandra sa compagne, encore merci.
Dans ces lignes j'ai retrouvé mon fils.
Bien sur, sa grande réserve aurait pu passer pour de la froideur, mais Philippe était un être avec beaucoup de sentiments intérieurs, un grand professionnalisme, un courage qui n'est plus à démontrer !
Je n'accepte toujours pas son départ, je n'aurai de cesse d'attendre sa réhabilitation, il n'a pas été apprécié à sa juste valeur !
Il a laissé un grand vide pour toute sa famille, pour tous ses collègues.
Cordialement
Denise

Posté par Claire WAELBROECK le 19 avril 2011

Tu étais Second Mécanicien lors de mon 1er embarquement en 1999. J’étais chargée de faire des mesures hydrologiques et des filtrations. Je n’étais jamais montée à bord d’un navire océanographique et j’ai demandé des explications sur tout… Tu étais souriant et patient, j’ai eu beaucoup de chance que tu aies occupé ce poste-là pendant cette campagne.
Quand nous sommes arrivés sur le quai à Keelung en 2001 pour embarquer sur le 2ème leg de la campagne WEPAMA, ton grand sourire nous a accueillis depuis la coursive. Tu étais Second Capitaine, toujours disponible pendant les heures de travail, consciencieux, compétent, apprécié par tous tes collègues, par les ingénieurs de l’IPEV et par les scientifiques. Tu étais aussi ouvert, heureux d’échanger et de discuter au bar après une partie de badminton. Ta description de ta vie de marin, le bonheur que tu décrivais d’être 3 mois près de ta famille, totalement disponible, heureux d’aller chercher tes enfants à l’école, de passer beaucoup de temps avec eux, vivant à 200% ces moments, loin de toute routine, m’ont fait regretter de ne pas avoir choisi le même métier que toi et ce mode de vie qui paraît idéal.
Philippe, la nouvelle de ta mort m’a bouleversée. Je ne m’en remettrai jamais. Tu aimais tant la vie et ton métier, seule une injustice inimaginable a pu t’amener à faire le choix de tout quitter. J’ai le plus profond respect pour ton courage, ton honnêteté, ton refus de toute compromission, ta fidélité à ton idéal, choses trop rares sur terre. Je voudrais que tout le monde sache que tu étais un être d’exception, un juste.
Claire

Posté par Xavier MORIN le 5 avril 2011

J'ai connu Philippe en 1998. Il était alors second capitaine sur le Marion-Dufresne.
Officier brillant, il allait rapidement gravir tous les échelons professionnels : second capitaine, chef machine, puis commandant. J'étais très déçu lorsqu'en 2003, Philippe quittait le Marion pour aller travailler en Corée sur le chantier de gros porte-conteneurs. Puis il prit le commandement de ces navires géants. Depuis, je l'attendais, car il allait revenir. J'avais entendu plusieurs conversations à ce sujet. Il devait revenir commander le Marion-Dufresne. Comme il faisait l'unanimité, tout le monde que je connaissais était très nettement favorable à son retour.
C'était très facile de travailler avec Philippe. Il n'y avait jamais un mot plus haut que l'autre. Il savait de façon subtile exposer son point de vue. Il était intègre et très doué. C'était un grand professionnel.
Le courant passait très bien entre nous.
Maintenant, Philippe n'est plus là et j'ai beaucoup de mal à accepter cela.
PS : En galerie photographique, deux prises de vue de Philippe aux commandes de mon petit bateau en baie de Morlaix.

Posté par Yvon BALUT le 22 mars 2011

Vous ne me connaissez sans doute pas mais, j’ai côtoyé Philippe des années en tant que représentant de l’Institut Polaire Français Paul Emile Victor à bord du Marion-Dufresne, chargé plus particulièrement de l’océanologie.
Je voudrais m’associer, avec toute la modestie qui convient, à votre peine et surtout dire à ses enfants que leur père était un grand Monsieur.
Pour avoir passé des jours et des nuits avec lui sur le pont du « Marion-Dufresne » lors de nos opérations scientifiques,
j’ai appris à le connaître et à l’apprécier. Les intérêts parfois contradictoires de nos deux organismes, auraient pu entrainer des difficultés relationnelles. Ce ne fut jamais le cas car votre père était un homme droit, rigoureux dans son travail mais aussi profondément humain, on ne le dira jamais assez dans ces moments difficiles pour vous.
Pour nous tous, gens d’un autre milieu que le sien, Philippe était un compagnon de route que tous les scientifiques appréciaient.
Votre malheur est aussi le nôtre comme celui des nombreux marins qui le connaissaient.
Bien chaleureusement,
Yvon BALUT

Posté par Fabien Dewilde le 21 mars 2011

" Bonjour, je peux savoir ce que vous êtes en train de faire ? "
C’était ma première journée sur le Marion Dufresne. Au lieu de prendre mes marques tranquillement comme la plupart de mes collègues, de me faire à l’idée de mon futur hivernage, on m’avait demandé d’installer le plus vite possible une ligne de prélèvement d’air entre un labo à l’avant et le pont arrière. J’étais donc complètement absorbé par cette tâche, dégoulinant de sueur, lorsque j’ai entendu ta voix pour la première fois.
Je me retourne et je te vois dans ta célèbre combinaison rouge, une VHF sur chaque épaule, souriant mais avec l’air tout de même d’attendre une réponse rapidement.
Je ne sais pas si c’est le stress ou ton allure imposante, certainement les deux, mais j’ai bredouillé une explication inintelligible. Tu ne m’as pas interrompu, tu écoutais tout en regardant ce que j’avais déjà fait. Tu m’as simplement dit que, à l’avenir, il fallait demander l’autorisation pour un tel travail, que tu étais le second capitaine et donc responsable des opérations sur le pont. J’ai bafouillé des excuses quand tu as ajouté immédiatement que si j’avais besoin de quelque chose ou d’aide, il ne fallait pas hésiter à te demander.
Voilà mon premier contact avec toi, un contact simple, professionnel et courtois à la fois. En quelques secondes, tu as jugé de la validité de mon travail, du risque potentiel pour moi et le bateau et c’est tout. Pas de jugement hâtif ni de remarques narquoises sur le monde scientifique, qui auraient pourtant reçu, de part ton aura, l’assentiment goguenard de tes collègues de travail qui t’entouraient à ce moment là.

Nos routes se sont croisées plusieurs fois ensuite. Je me rappelle ton air amusé lorsque tu nous regardais sur la coursive en train de mitrailler le moindre oiseau ou le moindre bout de rocher avec nos appareils photos. L’excitation bruyante qui régnait avant et après chaque toucher sur les îles subantarctiques ne semblait pas t’ennuyer. Que pensais-tu à ce moment là ?
Et que dire de ton accueil quelques mois plus tard, lorsque nous, jeunes hivernants un peu hystériques de l’île d’Amsterdam, avons eu l’autorisation d’embarquer pour un aller-retour vers Saint Paul. Nous nous sentions les bienvenus à bord.
La dernière fois que nos routes se sont croisées, c’était lors de la mission CADO début 2003. Cette fameuse mission où nous avons pu poser le pied en Terre Adélie ! Je ne me rappelle plus quel petit problème mécanique il y avait, un des moteurs d’étrave je crois, mais cela nous a permis de vaincre les réticences du commandant et d’approcher le continent Antarctique, entre les glaçons. Sur la base, il y avait un plongeur qui pouvait vérifier in situ l’éventuel problème. Tu étais chef mécanicien à l’époque. Je ne le saurai jamais mais en tous les cas, peut-être grâce à toi, j’ai vécu un des plus beaux jours de ma vie. Il me plait de croire que tu en es le responsable.

Et puis pendant la mission tu as fêté tes 40 ans et moi mes 30 ans. Le monde présent à la soirée organisée pour ton anniversaire, marins et scientifiques, montre bien à quel point le bord t’appréciait
Et puis tu as quitté le Marion Dufresne pour d’autres responsabilités. Il n’empêche que je pensais souvent à toi à chaque nouvel embarquement. Il n’était pas rare que les marins, au bar ou sur le pont, parlent de toi.
Et puis tu nous as quittés. J’ai du mal avec ça. Comment le système peut broyer un homme comme toi ? C’est insupportable.

Posté par Pierre Vagner le 19 mars 2011

1998. C'était ma première mission océanographique. Jeune étudiant en thèse, c'était même la première fois que je montais sur un bateau, autrement que pour rejoindre Ouessant, la Corse ou l'Ecosse.
Ce milieu maritime qui me faisait rêver depuis tout petit, j’allais pouvoir le côtoyer. Les voyages au long cours, les pays lointains, la découverte de ces cultures différentes qui faisaient partie de mes rêves les plus fous. Comme un rite initiatique finalement. Alors mettre les pieds sur un navire tel que le Marion Dufresnes fut pour moi un cadeau des plus inattendus mais aussi des plus terriblement impressionnants.
Novice t o t a l dans le domaine maritime, j’aurais pu être la risée de tous ces vieux loups de mer tel que Philippe. Bien au contraire, Philippe sut m’ouvrir les portes de ce milieu pourtant si fermé au premier venu. Toujours disponible, il n’hésitait pas à prendre sur son maigre temps libre pour répondre à mes questions, pour me faire partager la passion qui l’animait.
Nous nous sommes revus deux ans plus tard. Si j’avais changé (je me targuais de ne plus être ce jeune faon qui gambadait sur le pont du Marion), j’ai pu constater que toi non. C’était maintenant à d’autres novices que tu accordais ton attention et ta patience… Toujours disponible, toujours prévenant.

Pour tout ce que tu m'as apporté et que tu as apporté aux autres, merci Philippe.

Posté par Elisabeth Michel le 13 mars 2011

Philippe, à l’annonce de ta mort c’est une incompréhension totale et un grand désarroi qui s’est abattu sur les passagers du Marion Dufresne qui avaient eu la chance de naviguer avec toi auparavant.
Rarement, les avis sont unanimes concernant un homme, surtout s’il occupe une position hiérarchique ; c’est toutefois le cas quand il s’agit de personnes d’exception, « hors du commun ». Pour Philippe Deruy c’était le cas : il était hors du commun pour ses grandes compétences, son professionnalisme et ses qualités humaines.
J’ai eu la chance de naviguer 6 semaines avec Philippe Deruy comme chef mécanicien. En tant que chef de mission, ce n’est évidemment pas le responsable avec qui l’on a le plus d’interaction. Cependant, avec infiniment de discrétion, il permettait, par sa grande humanité et son professionnalisme, d’amortir les emportements que je pouvais avoir parfois envers le chef du navire. Le jour de son 40ème anniversaire, qui a été l’occasion d’une grande fête sur le navire, a laissé un tapis de bonheur dans nos coeurs. Malgré sa nature plutôt discrète, il savait l’importance de cette soirée pour tout l’équipage et les passagers, et il s’est prêté avec grâce à toutes les « épreuves » que nous avions préparées.
Enfin, en débarquant nous (les scientifiques) laissions des problèmes humains derrière nous, et j’étais inquiète pour le futur et lui en avais fait part. Quand c’était nécessaire, il savait mettre sa discrétion de côté et intervenir. Grâce à ses actions, les choses sont rentrées promptement dans l’ordre. Il a également eu la gentillesse de m’en informer aussitôt par mail pour me rassurer. Je ne l’en ai jamais assez remercié.
Imaginer qu’une personnalité comme Philippe Deruy, qui alliait compétence professionnalisme et humanité, puisse décider de mettre fin à ses jours m’a semblé totalement insensé pendant plusieurs jours. J’admets maintenant qu’il devait avoir une faiblesse : ayant toujours été exigeant envers lui-même et n’ayant rien à se reprocher au cours d’une carrière brillante et méritée, il n’a pu supporter l’injustice profonde dont il était victime et qu’on veuille qu’il se désigne coupable.
C’est quelqu’un d’exceptionnel qui nous a quittés, il laisse un profond désarroi derrière lui. Mes pensées sont tournées vers sa famille, ses proches et ses collègues q ui sont au plus près du gouffre sans fond que laisse son départ. Elisabeth

Posté par Franck Bassinot le 10 mars 2011

J’ai eu l’immense plaisir de naviguer à deux reprises avec le Commandant Philippe Deruy sur le navire scientifique Marion Dufresne. Philippe Deruy y était Second Capitaine au moment où j’ai dirigé pour la toute première fois une campagne océanographique internationale, qui regroupait pendant 45 jours une cinquantaine de scientifiques venus de 8 pays différents.
C’est peu dire que le programme de travail était chargé et les tensions souvent vives à bord en raison des objectifs variés et des priorités, parfois à peine compatibles, affichées par les uns et les autres. Dans ce contexte difficile, encombré du chef de mission peu expérimenté et maladroit que j’étais, Philippe Deruy assurait non seulement la bonne marche du navire mais, surtout, le ballet complexe des opérations à la mer et le lien permanent avec les scientifiques.
C’est si imparfaitement lui rendre hommage, au lendemain de sa mort tragique, que de dire tout simplement que Philippe Deruy a été un élément essentiel du succès de cette campagne et que je garde de lui le souvenir d’un marin de qualité et d’un homme discret et de grande valeur. Comment oublier, en effet, son professionnalisme, son écoute attentive, son calme dans les moments les plus tendus et, tout simplement, la gentillesse inaltérable avec laquelle il a su se mettre au service de notre petite communauté brouillonne et exigeante ? Une gentillesse permanente avec, aussi, un petit quelque chose de tellement « british » dans son humour teinté d’une ironie légère et jamais blessante. Chaque fois que je me rendais au PC scientifique, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, pour le démarrage d’une opération à la mer, j’étais sûr que la première personne que j’y croiserais serait Philippe Deruy, venu discuter du programme et des difficultés qu’il faudrait surmonter. Un Philippe Deruy parfois très fatigué, cueilli au saut du lit après quelques heures d’un mauvais sommeil, insuffisamment réparateur. Mais un Philippe Deruy toujours très attentif, professionnel, et totalement impliqué. Et souriant. Toujours…

C’est avec une très grande tristesse que j’ai appris sa mort tragique, si peu compatible avec le souvenir que je garde de lui. Je m’associe du fond du cœur à la peine de sa famille et de ses proches.

Posté par Irène Lefevre le 7 mars 2011

Philippe, notre rencontre date de 2003, pour la mission « CADO »… En embarquant, j’ai retrouvé un certain nombre d’amis du bord. Tu étais chef mécanicien.
Je te croisais parfois sur le pont, vêtu de ta combinaison rouge (ta seule couleur ?). Pendant tous les premiers jours, nous n’avons quasi pas échangé de mots.
Le hasard nous a placé à la même table lors d’un dîner (1er service à 19h). A 20h (nous devions laisser la place pour le 2nd service), nous nous sommes retrouvés à boire le café ensemble au bar… et nous avons discuté…. Je me souviens que tu m’avais surprise en me disant « je pensais que tu étais « anti-officier », et quand je t’avais demandé pourquoi, tu m’avais précisé que depuis le début de la mission, j’étais en permanence avec les marins et prenais souvent mes repas avec eux. C’était la 1ère fois qu’un « marin » m’en faisait la remarque, et, si c’était en partie vrai, j’avais précisé qu’il me semblait que la raison était que tout, à bord, était mis en place pour que les scientifiques ne soient qu’en contact des officiers, et ça m’insupportait, en conséquence, je m’efforçais de rencontrer l’ensemble des marins, mais je n’avais pas d’opposition de principe envers les officiers, juste que j’estimais qu’on ne pouvait pas ignorer toute une partie de marins (français comme malgaches) du bord.
Nous avons parlé pendant toute la soirée… tu défendais la position de responsable d’une équipe et je répondais « position du grouillot ». On n’était pas d’accord sur tout, mais globalement, tu gagnais… ne serait-ce que parce que tous les marins avec qui j’avais pu discuter ne cessaient de faire des éloges sur toi. Ils me disaient « bon, faut pas que tu déconnes, il vérifie le boulot, mais quand il te convoque, c’est que t’as vraiment merdé. Et on peut discuter avec lui… » Et ça, c’est inestimable. Un responsable à l’écoute de son équipe….du rêve pour tous. Après cette 1ère soirée, évidemment, nous avons encore échangé et ces discussions étaient parfois un jeu (je suis syndiquée, donc on jouait au débat « syndicat-patronnat »)….

C’est également lors de cette mission que tu as fêté tes 40 ans : le 1er mars 2003.
Pour l’occasion, tout le bord était motivé pour organiser une super fête. Tout le monde s’est investi.. Au-delà des cadeaux achetés à la boutique, nous avons orchestré un dîner, écrit une chanson, répété une chorégraphie, réalisé une « goupille » (message codé pour les « embarquants » de la mission)… tout le monde s’y est mis : du pont C au pont G (le pont H étant uniquement professionnel (passerelle) et les ponts A et B étant inhabitables (machine et soute)!!!!).
Des souvenirs, nous en avons tous plein…. Je m’arrête à pour cette fois, mais j’aimerais évoquer d’autres instants lors d’un prochain message.
Irène